Pour un projet d'une telle ampleur, il est nécessaire de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ne rigole pas, lecteur attentif!
Un démontage moteur complet, l'adaptation de pièces spéciales, le montage et le réglage d'une partie cycle et l'entreposage des pièces en instance d'utilisation de se font pas dans une cuisine. Il faut un minimum de place, pouvoir manipuler des pièces lourds et sales aussi bien que de minuscules dispositifs d'une propreté immaculée... Pas d'autre choix, ce sera ma cave!
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Il a fallu que je m'installe. Alors reparlons budget et équipement, sachant que Desmono ne sera pas le seul à bénéficier de cet atelier :
On arrive à un total respectable de 14.000 FF (2135 E), ce qui n'est pas rien ! Il est vrai que j'ai pris le parti de m'équiper en matériels neufs, alors qu'il est possible de trouver du matériel d'occasion (compresseur et accessoires) ou de bricoler un équivalent acceptable (établis de mécaniciens, perceuse sur colonne).
Pourquoi diable un déshumidificateur, d'ailleurs ? Parce que l'atelier est dans une cave à demi enterrée sous la maison (étrange pour une cave, non ?) et qu'il est par conséquent un peu humide.
Or rien n'est pire qu'un espace fermé et humide pour l'outillage en acier ! L'atelier est donc ventilé (pour brasser l'air), chauffé (pour diminuer l'humidité relative) et déshumidifié (pour éliminer la corrosion). Le déshumidificateur est réglé sur 50% d'humidité relative et retire de l'atmosphère environ 10 litres d'eau par mois.
Ah oui, important! LE truc pour pouvoir tenir le moteur en cours de démontage, bien visible sur la première photo ci-dessus, mais encore plus sur celle qui suit: une élingue à quatre branche qui prends le moteur par deux axes de fixation au chassis et le suspend au plafond par une solide poulie. Je peux ainsi déplacer ce bloc de... 71 Kg (si, si, soulevez-le avec vos petits bras musclés, une fois, pour voir!) sans aucun effort: il affleure le plateau de l'établi.
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C'est bon, maintenant on saura où me trouver lorsque ma famille, ma copine, les autorités ou mon employeurs commenceront à s'inquiéter de mes absences répétées et de mon joyeux teint d'endive hydroponique. De toutes façons, je m'en fout: le docteur m'a bien confirmé que j'étais si gravement atteint qu'il valait mieux que personne ne me voit sous peine de risquer une contamination. Ouf!